Cahier de vacances pour e-commerçants et professionnels du web. Extraits de deux études qui vont nous faire cogiter sous le parasol pour être au top de la stratégie à la rentrée.

Vers la fin de la distinction artificielle entre commerce et e-commerce

Il ne s’agit pas de la mort du commerce en ligne, mais plutôt celle de la fin de la distinction entre e-commerce et commerce traditionnel. Le monde du commerce traditionnel est encore divisé en deux grands blocs distincts avec d’un côté la VAD qui  regroupe les « VPCistes » (Catalogue et Web) et les pure-players, qui génèrent 7% du CA; et de l’autre les magasins, les grandes surfaces et les magasins spécialisés qui génèrent encore 93% du CA.  Le consommateur ne se satisfait plus de cette division qui limite sa liberté d’achat, et tend à multiplier les canaux de distributions.

D’où la naissance du commerce connecté, qui résulte de l’émergence d’un e-commerce cassant les codes du commerce traditionnel et de la technologie qui permet de réunir ces deux blocs. Ainsi, il convient de considérer l’e-commerce, non plus comme un commerce alternatif, mais comme « LE » nouveau modèle de commerce pour les années à venir. Les consommateurs de demain ne connaîtront pas cette dichotomie entre l’achat en ligne et l’achat magasin. Ils prendront les bons côtés du e-commerce : la recherche facilitée, le gain de temps, le fait de pouvoir commander 24 heures sur 24, les avis clients… et de l’achat de proximité dont la dimension humaine et physique restera primordiale.

Le e-commerce sera une expérience d’achat totalement intégrée à la vie réelle.

Généralisation de la stratégie multicanal

La majorité des e-marchands français « successful » cherchent aujourd’hui à s’internationaliser, dans le sillon de Pixmania, déjà présent dans 26 pays. A cela s’ajoute acteurs étrangers sur le marché français qui pèsent aujourd’hui plus de 3 milliards d’euros, à l’image de la remarquable entrée de Zalando sur le marché national. En parallèle, de grands conglomérats  mondiaux tels que RakutenNaspers, ou Amazon groupe font leur apparition, marquant ainsi pour les années à venir l’ère des grands groupes internationaux du e-commerce au détriment des start-up.

Selon Catherine Barba, une tendance de fond commence à faire surface, la disparition des pure-players. En effet, un nombre croissant de pure-players ouvrent des boutiques physiques pour étendre leur activité et cette tendance, même si elle semble encore peu visible, ne semble pas prête de décroître. A l’inverse un nombre également croissant mais beaucoup plus visible d’acteurs traditionnel (enseignes physiques) se dote de sites internet. Il serait donc plus judicieux de parler de généralisation de la stratégie multicanal et de la frontière on-line/ off-line que de la disparition des pure-players.

Face à ces perspectives pleines de promesses, la régulation du e-commerce devient également un enjeu majeur.

Exemples de commerces déjà connectés

Précuseur toutes catégories confondues !

 

Sources :

Les pure players se font concurrencer sur le support internet qui les à vu émerger. Comment vont-ils pouvoir intégrer les stratégies multicanal et rester compétitifs?

© Tomas Laurinavicius